mardi 17 juillet 2012

Madrid : une femme grièvement blessée par la police

Mercredi 11 juillet, alors que les mineurs achevaient leur marche à Madrid, des milliers de personnes descendaient dans la rue pour les soutenir et manifester. Des affrontements ont eu lieu avec la police, qui n'a pas hésité à charger, matraquer et tirer au Flash-Ball.

De nombreuses images ont rapidement fait le tour du monde, comme celle de cette jeune femme la tête en sang
Mais une autre photographie était largement diffusée et provoquait l'indignation des internautes : une enfant aurait été blessée par une balle en caoutchouc.


José Manuel Sánchez Fornet, secrétaire général du SUP (Syndicat unifié de la Police) répondait à cette indignation par un message on ne peut plus clair sur son compte Twitter :
« JE SOUTIENS L'ACTION DE L'UIP (1). C'est clair ? »
La réaction ne se faisait pas attendre et un montage de la photo et du tweet du policier parcourait à son tour Internet.


Mais étrangement, aucune information ne circulait sur l'identité, l'âge ni l'état de la victime.
Selon le journal Diagonal, contacté par la famille, il ne s'agit pas d'une enfant mais d'une femme de 54 ans. Dans un état grave, elle souffrirait d'un pneumothorax et serait blessée au foie et aux reins. Sa famille préfère ne pas dévoiler son identité pour l'instant mais a créé un compte Twitter pour recueillir des témoignages.
La vidéo qui suit a été réalisée lors de cette manifestation et la montre étendue par terre, après avoir été touchée, inconsciente.



(1) Unités d'Intervention de la Police : équivalent espagnol des CRS.

lundi 16 juillet 2012

La police charge après la marche des mineurs à Madrid

Traduction de l'article de Juan Luis Sánchez et Héctor Juanatey paru le mercredi 11 juillet sur eldiario.es.
 

Des balles en caoutchouc, des familles qui courent, des enfants qui pleurent, des bousculades pour se réfugier dans les commerces voisins et au moins neuf interpellations. La marche des mineurs de ce soir, la troisième en 24 heures à Madrid, qui est partie d'Atocha à 19 h 30, s'est terminée soudainement à 22 heures quand la police a chargé avec force contre les milliers de personnes qui se trouvaient à la Puerta del Sol. Quinze minutes plus tôt, les mineurs avaient commencé à se retirer après avoir demandé par mégaphone que le rassemblement se disperse pacifiquement. Immédiatement après, avec les pétards qui ont accompagné la marche des mineurs depuis leur arrivée à Madrid en bruit de fond, les policiers antiémeutes ont commencé à enfiler gants et casques. Et la charge a commencé.


Cris, bousculades, coups, poubelles incendiées. La tension s'est étendue à tout le centre de Madrid : Callao, Gran Vía, Carretas... Les gens ne savaient pas où aller. Pendant ce temps, la police évacuait la Puerta del Sol et, pendant quelques minutes, n'a laissé passer personne.

Les gens se réfugiaient dans les commerces proches, d'où ils observaient les courses et les charges continues de la police.


Puis la circulation a été rouverte, avec beaucoup moins de monde. De Tirso de Molina à Callao, c'était un véritable chaos, survolé en permanence par les hélicoptères, sous les yeux ébahis des touristes assis aux terrasses de la Gran Vía, qui observaient stupéfaits les allées et venues des véhicules de police et des ambulances.

Incendie dans la rue Preciados (cc Juan Luis Sánchez)

Incendie devant un magasin de la Gran Vía à la hauteur de Callao (cc Juan Luis Sánchez)

La journée s'est terminée comme elle a commencé, avec les charges de la police après les manifestations, après l'intense mais pacifique journée d'hier. Car avant l'évacuation de Sol de cette nuit, on a revécu des moments émouvants, comme le célèbre « Santa Bárbara », chanté par les personnes réunies sur la place.


Puis il y a eu des cantiques, comme le « Canto a la Libertad », de Labordeta, sous l’œil attentif de la police, qui a commencé à se retirer peu avant 23 heures.


C'était le deuxième affrontement du jour entre la police et les manifestants qui accompagnaient les mineurs. Le matin, la manifestation devant le ministère de l'Industrie s'était terminée par une bataille dans l'avenue de La Castellana, où les pierres et les balles de caoutchouc ont volé pendant au moins une heure.

En tête de la manifestation, autour de la scène montée par les syndicats, des discours et des applaudissements.

La Castellana avant les charges de la police (cc Juan Luis Sánchez)

À l'arrière, la situation commençait à être tendue.


La plupart des mineurs et des représentants syndicaux qui les accompagnaient ont maintenant quitté Madrid, mais ils ont laissé derrière eux un changement d'atmosphère.

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Juan Luis Sánchez est journaliste. Sous-directeur de eldiario.es, il a été cofondateur de Periodismo Humano. Il a réalisé des reportages au Maroc, au Kosovo, au Sahara et en Espagne. Sa couverture de l'éclosion du mouvement du 15M a été publié dans de nombreux médias espagnols et internationaux, comme le New York Times ou The Washington Post. Site personnel : www.juanlusanchez.com

Héctor Juanatey est journaliste et blogueur. Il a travaillé à La Voz de Galicia, Público et La Sexta. Blog : www.encontraportada.com

samedi 2 juin 2012

Lostine transleillechione

Pour qui n'est pas traducteur et a seulement besoin de comprendre le mode d'emploi de son nouvel autoradio, un logiciel de traduction automatique peut parfois s'avérer fort utile. Attention cependant à ne pas accorder une confiance absolue à ces outils. Une machine ne remplacera jamais un humain. 
La preuve en image :

Réalisé sans trucage

lundi 28 mai 2012

Fallait oser #2

Le Nouvel Observateur n° 2481 du 24 mai 2012 consacrait un dossier au baclofène, un médicament prescrit depuis les années 1970 pour soigner les courbatures. Depuis quelques années, des médecins ont emboîté le pas au Docteur Olivier Ameisen et le prescrivent désormais pour soigner l'addiction à l'alcool, avec une « efficacité inhabituelle ». L'hebdomadaire en a même fait sa une :


Est-ce pour inciter les lecteurs à tester aux-mêmes l'efficacité du « remède miracle » que l'Obs a choisi cette publicité pour sa quatrième de couverture ?